samedi 18 mai 2013

[Kickstarter] Robotech

http://www.kickstarter.com/projects/rrpgt/robotech-rpg-tacticstm

Robotech est un nom qui doit évoquer de vieux souvenirs à certains d’entre vous. Adaptation américaine de - l’excellent - série japonaise Macross, Robotech met en scène un conflit à l’échelle spatiale entre la terre et la race Zentradienne, sur fond de chansons, de triangle amoureux de robots géants et de choc des cultures.
J’ai personnellement été fasciné par cette série (découverte avec Robotech et revue par la suite avec l’édition remastérisée et retraduite Macross), particulièrement riche dans le choix de ses thèmes. A l’image de Gundam, sortie à la même période, la série se séparait des séries de robots en vogue à ce moment (dont le représentant le plus connu de par chez nous reste sans doute Grendizer/Goldorak) pour ne faire du robot qu’un outil, presque annexe devant les thèmes abordés par la série.
Macross met en effet en scène un adolescent pris dans le tourment de la guerre et son évolution, suite à son enrôlement, au fur et à mesure des conflits. Cette évolution est habilement mise en scène par la mise en avant de plusieurs triangles amoureux dont il fait partie, et particulièrement par le décalage de plus en plus grand que l’on ressent dans sa relation avec la jeune chanteuse Lynn Minmey.
Le tout s’accompagnait d’une réflexion sur la guerre, la propagande et la rencontre entre deux cultures qui restent, 25 ans après, des thèmes forts et douloureusement d’actualité. (A une époque ou, d’ailleurs, la guerre reprend un visage positif dans les séries japonaises alors même que celle-ci était présentée de façon plutôt négative dans Gundam ou Macross.) 


Une série, donc, toujours aussi intéressante malgré une animation qui a beaucoup vieillie. Pourquoi en parler ? Parce que Robotech est désormais à porté de main pour nous, figurinistes, dans un format 10mm fort alléchant.
En effet, nous somme actuellement dans les derniers jours pour le Kickstarter concernant ce jeu, qui a déjà rassemblé plus de 900K$ à l’heure actuelle. Le jeu propose de nous mettre aux commande d’une force terrienne ou zentradienne (Et apparemment d’une troisième dont je ne dévoilerais rien pour ceux n’ayant vu la série) pour la simulation de bataille, depuis l’escarmouche jusqu’aux affrontements de grandes envergures.
D’abord assez avare en unité, le KS propose désormais nombre de figurines, que cela soit dans les offres de base ou dans les indispensables add-on payant qui ajoutent des unités tels que le soldat zentradien, le Valkyrie blindé ou les différentes versions d’armures de soutiens pour l’une et l’autre faction. A cela s’ajoutent quatre personnages (deux de chaque camp) emblématiques exclusifs, comme on pouvait s’y attendre, à ce Kickstarter. 


Comme souvent également, l’offre la plus intéressant est à 140$ (Battlecry) de par le nombre assez incroyable de figurines offertes en plus de l’offre de base. De quoi simuler de belles bataille, sachant que les paliers à débloquer semblent encore nombreux (étant dévoilé à l’avance, l’intérêt reste constant pour les éventuels intéressés). Et comme presque toujours, l’Europe doit supporter des frais de port supplémentaire (30$ pour un Battlecry) toujours attristant pour ceux voulant profiter à fond de l’offre proposée.
Vous l’aurez aisément compris, je suis particulièrement attiré par ce Kickstarter. Si l’offre n’a pas l’originalité – à mon sens – d’un Arena Rex, elle offre le mérite de titiller le fan de méchas japonais qui sommeille en moi. Qui plus est, les figurines proposées promettent, pour celles déjà dévoilées, d’être de belles factures et d’une taille plutôt impressionnante à la vue du format de jeu. (40mm pour un Valkyrie en mode robot, près de 60mm pour un pod zentradien !), ce que al charte de taille mise à disposition par la société créatrice montre plutôt bien.
Ce jeu aura, de plus, le mérite de pousser à créer des décors dans des formats différents, ce qui ne fait jamais de mal, qui pourront sans doute resservir sur d’autres jeux à un format proche. Autant de choses qui promettent de belles parties sur de belles tables de jeu. 


jeudi 16 mai 2013

De la participation collective, une réflexion sur le crowfunding.

Et je vous illustre ça avec un KS à venir, en plus...


Kickstarter, Indiegogo… Des termes qui doivent aisément parler aux figurinistes et fan de jeux de plateaux que vous êtes. Le phénomène est devenu aujourd’hui incontournable, et chaque jeu qui se lance se fend de son petit évènement de collecte pour financer son produit.

L’idée est bonne, et dans l’air du temps. Un particulier, une boite, lance son projet via une plateforme pour réunir le financement nécessaire au lancement de son produit. Si un certain seuil demandé est atteint, le projet est financé. S’il ne l’est pas, et bien… Ciao !

En ces temps où l’on nous rebat les oreilles sur le thème de la crise économique, ce système est un bon moyen de s’assurer de lancer un projet qui va fonctionner. Une sorte de prévente avant la conception du produit, en somme.

Le récemment terminé de financé Kensei.

Ce système a permit le financement de petites gammes ma foi fort sympathique. Combien de gammes réduites de figurines (ensemble de gobelins pirates, champions nains, gladiateurs, peuplades d’Amérique du sud, petit jeu steampunk, etc.) n’auraient jamais vu le jour sans cela ? J’ai même eu l’occasion de voir passer une gamme de velociraptors commandos de l’espace (en armures, avec fusils d’assaut et à motos, s’il vous plait !) en format 6mm ! Dur de lancer de telles gammes sans être assuré que les achats suivent derrière.

Seulement, force est de constater que le système s’est perverti avec le temps. Kickstarter est devenus le meilleur représentant de ce problème. Ce qui, à la base, devait permettre à des acteurs naissant de se lancer sans trop de gros risques est devenu avant tout une plateforme de prévente ou les gros acteurs rivalisent de paliers offrant toujours plus de chose.

Là ou, par exemple, un jeu comme Arena Rex proposait, une fois son financement atteint, divers paliers permettant d’augmenter la diversité de l’offre (plus de gladiateurs différents, en somme), un rouleau compresseur comme Reaper ou Guillotine Game (soutenu par CoolMinis, rappelons-le) va surenchérir dans l’offre de matériel supplémentaire et, ne l’oublions pas, gratuit. 

Warpath, de Mantic. Un auteur qui a multiplié les KS alléchants ces derniers temps.

Zombicide est un excellent exemple. Le premier Kickstarter du jeu a été un énorme succès (plus de 700K dollars réunis) proposant un jeu d’excellente facture avec une belle somme de goodies. Soit. La boite était jeune, et même s’il y avait du beau nom, et un gros soutient derrière, la démarche est sensée. Fort de son succès, GG a choisit de lancer la version 2 de son jeu de la même façon… Avec l’immense succès que l’on connaît : plus de deux millions ont été réunis et l’offre est indécente tant les gooddies offerts sont nombreux (et quand on voit le prix auquel s’arrachent les survivant de la saison 1 sur Ebay…).

C’est là que, personnellement, je suis gêné. Zombicide saison 2 était un succès assuré. Cela s’est d’ailleurs vu sur les premiers paliers, peu aguichant. Le jeu était assuré de toucher un public important et ne mérite clairement pas un statut d’outsider sortit de nul part. Et de là (et par extrapolation, pour tout KS de ce type), j’estime que le système est perverti, avec deux conséquences importantes.

La première est une évidence : les attentes lors d’un KS sont de plus en plus importante. Combien de fois ais-je pu lire « Mouais, les paliers sont pas terribles » pour un produits issus d’un petit éditeur ? La multiplication des gros lancements cache terriblement les plus petits. Un Kickstarter nécessite de donner du bonus à tous va pour être reconnus… Ce qu’une petite boite qui se lance ne peut, évidement, pas se permettre. Notre échelle de jugement est ainsi faussée : on attend, et c’est bien logique, d’avoir de nombreux cadeaux offerts (les paliers payants étant nettement moins sexy) pour avoir la sensation « d’en avoir pour son argent ». Le comparatif se fait ainsi entre gros et petit KS là ou il devrait se faire entre KS et prix du marché pour un produit similaire.

Arena Rex, mon petit chouchou de ces derniers mois.

La seconde conséquence découle de la multiplication des KS. Quasiment tous les jeux se lancent par ce biais, désormais. Pour une petite boite, pas de soucis. Pour une grosse, une conséquence perverse peut naître du financement : l’exclusivité au KS.

On le sait, la figurine est un marché de niche. Les ressources y sont limitées, et avec la multiplication des offres, les clients doivent de plus en plus cibler leurs achats. De ça découle le risque de n’avoir qu’une seule édition d‘un jeu : celle sur KS. Une fois ce financement passé, plus besoin d’édition : le cœur de cible étant touché, refinancer une impression représenterait un gros risque.

Le risque n’est ni isolé, ni anodin. D’énorme succès (Last Day on Earth en premier lieu) ont « souffert » de ce phénomène : un succès monstrueux mais une seule édition du jeu, sans réédition possible, car celle-ci représenterais un risque financier. D’où une grosse frustration pour ceux n’ayant pu acquérir le précieux produit. 

Robotech, un déjà très gros succès...

Sur KS, le phénomène fait boule de neige : « J’ai raté ce KS, je ne vais pas me faire avoir pour celui-ci ». Et le risque est énorme, non pas pour les éditeurs, mais pour les revendeurs. Pensez à nos boutiques. Oui, nos petites boutiques de passionnés, déjà mis à mal par la vente en ligne via de grosses plateformes aux prix très compétitifs. J’évoquais Zombicide saison 2, qui a été beaucoup suivit par les fans français. Combien de ventes potentielles du jeu traduit en français ont été avortées suite à la participation au KS par des acheteurs français ?

Le risque étant de ne purement et simplement jamais voir le jeu arriver traduit de part chez nous – un phénomène amplifié par le nombre de traductions amateurs totalement gratuites que l’on peut trouver de par le net. Nombreux sont les jeux touchés par ce problème, par ailleurs. (Relic Knight est traduit avant même sa sortie, Super Dongeon Explore, Dwarf King Hold l’ont été également, rapidement et avec un beau niveau.)

En somme, je reste très mitigé sur le phénomène du financement participatif. Je crains que la multiplication des produits lancés par ce biais n’ait un effet pervers sur nos passions, en ce sens qu’il introduit une échelle de valeur assez distordues, qui risque bien d’handicaper fortement la production à venir. Bien sur, j’espère de tout cœur me tromper sur ce point.

Tablescape par Secret Wapon : une idée excellente pour de belles tables de jeu,soit dit en passant.

jeudi 2 mai 2013

[Dust] Quelques figurines

Je parlais de Dust récement, voilà l'occasion de vous montrer que j'ai franchis le pas. Pour l'heure, j'ai décidé d'acheter les unités sans trop me poser la question de leur rentabilité, et de les peindre sans attendre. Pas de nouvel achat tant que le précédent n'est pas achevé ! Voilà qui devrait me motiver tout en freinant un minimum ma boulimie habituelle.

Deux unités sont passées sous le pinceau, en profitant des soirées. Pas plus de quatre à cinq heures par unités, ce qui est tout à fait raisonnable pour du jeu et suffisamment rapide pour me contenter. Comme vous l'aurez noté, j'ai décidé de me mettre au service de l'Axe. Le SSU étant tentant, mais bon... Zombies nazis et singes cybernétiques, quoi !


Une unité de zombies.


Et une unité de grenadiers.

Restera les socles à faire, mais n'ayant pour l'heure pas d'idée de ce que je vais coller dessus, ça attendra. Ce n'est de toute façon pas ce qui me préoccupe le plus.

dimanche 21 avril 2013

[Warhammer] Retour des Hauts Elfes

Les Hauts Elfes reviennent à Battle, et  le moins que l'on puisse dire, c'est que la ménagerie ne semble pas prête de cesser de s'agrandir ! La race la plus "hight fantasy" de l'univers de battle (et la plus bling bling, assurément) s'est en effet fait un petit lifting pour repointer le bout de ses oreilles pointues sur les tables de jeu.

Et il y a du lourd... Dans de nombreux sens du terme.



Nous avions les chars tirés par des lions blancs, nous avons désormais ceux tiré par des aigles géants, façon barque elfique volante. A chacun de juger, mais le concept ne m'emballe guère. La barque est, en revanche, assez jolie par elle-même.




L'autre grosse nouveauté annoncée est le phoenix, qui porte la flamme glaciale ou brulante selon les tendances. La bestiole semble vraisemblablement être une possible monture pour un seigneur elfe (ou un personnage spécial, peut-être ?) et accompagnera les dragons assez aisément, m'est avis.
Là encore, on aime ou non le kitsh de la chose. Pour ma part, ça colle aux hauts elfes, je trouve.


Nouvelles unités. N'étant pas un grand fan de hauts elfes, je n'ai pas la moindre idée de ce que peuvent être ces combattants. Ceci dit, je trouve l'ambiance qui s'en dégage assez chouette. Je dirais... Gardes maritimes et une nouvelle unité, façon vierges guerrières, peut-être ?
(EDIT : après sortie du LA, il s'agit en fait d'une double boite Guerriers fantômes/Soeurs d'Avelorn. Un kit que j'aime beaucoup, après l’avoir vu de prêt.)




Deux figurines génériques, je suppose. Une nouvelle grande bannière, à mon avis, et... Là, comme ça, je dirais une membre de la garde d'élite de la reine, étant donné que celle-ci semble faire son retour dans cette nouvelle version du livre d'armée. Encore une fois, je trouve cette figurine plutôt plaisante, assez fine et bling bling sans en être lourdingue.




Enfin, deux personnages spéciaux. Vraisemblablement, une nouvelle version de Teclys (ou Tyrion ? Je ne sais jamais qui est qui) que je trouve assez fade dans ce trip "je court avec mon armure de samouraï fantastiquisée en faisant un kamehameha". L'autre est sans nul doute la reine Arielle, qui à l'air aussi tarte que la sirène du même nom, d'ailleurs. L'idée est sympa, mais la figurine ne me plait guère... La mise en peinture doit jouer pas mal, ceci dit.
Bah, c'est du failcast, donc si on doit s'en passer, tant mieux.
(EDIT : Il s'avère que la première figurine n'est qu'un mage générique plastique.)

samedi 20 avril 2013

[Aperçus] Dust Tactic


AT-43 est mort (et je me fendrais sans doute prochainement d’un petit article sur ce jeu excellent) mais son essence survie. DUST est l’excellent exemple de ce que peut donner un jeu à la fois pulp et uchronique doté d’une base solide. 

Il faut savoir que les deux jeux sont, à la base, né d’un même projet. Des designs de Paollo Parentes pour un jeu uchronique situé à l’époque de la seconde guerre mondiale, comportant marcheurs de combat et belles poulettes courtement vêtues. De là, Rackham fit son choix d’en tirer un jeu de science fiction… Et Parentes conserva l’idée originale dans un recoin de son esprit pour créer son propre studio et développer ce qui est devenu ensuite Dust Tactic. 

Dust, donc, est un jeu situé dans l’année 1947. La seconde guerre mondiale continue, autour de trois blocs mondiaux : les Alliés, l’Axe et le SSU (les communistes, quoi). Hitler a été assassiné mais l’Allemagne a confirmé sa puissance avec la découverte de vestiges extraterrestres en antarctique, ayant permis le développement de nouvelles technologies tels que les marcheurs de combat, les zombies et même… des singes de combat géants et des surhommes. Une belle foire enveloppée dans un design rétro efficace à souhait.


Au niveau du jeu lui-même, on se retrouve avec quelque chose entre le jeu de plateau et le jeu de figurine. Le terrain est figuré par des dalles cartonnées divisées en cases entre lesquelles le joueur fait évoluer ses unités. Celles-ci sont de tailles modestes (trois à six figurines piétonnes dans les meilleurs des cas, ou un marcheur), ce qui fait que le joueur n’a besoin, au final, que d’assez peu de figurines pour jouer (quelques escouades et deux blindés forment un bon départ), un bonheur pour les peintres les plus lents – dont je fais partis. Double bonheur, d’ailleurs, pour les non peintres qui pourront acquérir, moyennant un surcoût non négligeable, les figurines sous la forme d’une peinture usine de grande qualité. 

Le jeu lui-même est assez dynamique, en activation alternée. Chaque unité dispose de deux points d’action pour bouger et/ou tirer, en tenant compte des lignes de vue et des portées d’arme. A cela s’ajoute différentes compétences, comme la possibilité de se mouvoir plus vite ou d’attaquer gratuitement après un mouvement. Simple mais pas simpliste, on pourra cependant regretter le manque de possibilité de réagir aux mouvements et attaques adverse. La possibilité existe, mais elle est particulièrement dangereuse, environs deux chance sur trois de ne rien pouvoir faire du tour avec l’unité en question.


Ajoutions, enfin, que l’avenir du jeu semble pour l’instant assuré. On entend parler d’alien en 5e faction (les Vrills dont découlent la technologie du jeu), ce qui est assez alléchant en soi. Cinquième ? Alors que trois factions sont sorties ? Et oui… Car on ne sait actuellement rien de la quatrième faction. Des rumeurs ont courus sur le Japon, qui restera sans doute une sous-faction de l’Axe mais aussi sur une agence type multi corporation internationale, bien dans la veine des films d’espionnages des années 50. L’équipe créatrice aime à ménager le secret autour de ses sorties.

Autant le dire, tout cela risque de durer encore quelques années, et c’est tant mieux.


mercredi 17 avril 2013

De la figurine et du jouet, quelques réflexions.

Le jeu de figurines peut se retrouver sous des formes très diverses, selon les ponts que l’on lance entre tel et tel domaines. Certaines voies sont parfois considérées avec dédain, voir avec un amusement condescendant, comme s’il y avait un « chemin noble » dans le modélisme et un ensemble de sentiers épineux pour l’entourer.
Ainsi, il existe une guerre latente entre les joueurs de jeux de plateaux (qui ne sont jamais que nos classiques jeux de sociétés) et les amateurs de wargamme (ce qui n’est jamais qu’une extension des jeux de petits soldats de notre enfance) comme si un loisir valait mieux que l’autre. Bien sur, chaque camp prétend que SON loisir est le plus riche, le plus intelligent et le plus digne d’être mis en lumière.

Et pour un jeu comme Battle of Westeros, on fait quoi ? Les deux camps lapident le joueur ?

Au sein même des camps, des factions sont visibles. Ainsi, le joueur de figurines qui n’adhère pas à la partie modélisme de son loisir est vu avec dédain par les joueurs « complet » et à peine mieux considéré qu’un vulgaire joueur de jeux de plateaux. Ainsi, le peintre qui ne joue pas est admiré (ou non) pour ses talents au pinceau mais considéré avec un rien de pitié et énormément sollicité pour enfin « rendre son loisir complet ». Et cela sans compter, bien sur, les rivalités entre les différents types de jeux, et même les marques elle-même.
« Ouais, Eden, c’pas mal mais ça ne vaut pas Mordheim. »
« Franchement, c’est surtout les noobs qui joue à Warhammer, après, ils arrêtent ou passent à un vrai jeu. »
« Au moins, à BloodBawl, les joueurs sont motivés, ce sont des purs. »
« Pff, Bushido, c’est pas mal sculpté, mais ça sera mort dans l’année. »
J’en passe et des meilleurs.

Il y a quand même une « critique » que l’on voit souvent revenir : « ça fait trop jouet », « on dirait un jouet ». Souvent, l’amateur de jeux de figurines à une haute opinion de son loisir, quelle qu’en soit la raison. Il aime sa passion profondément, il éprouve un certain complexe à pousser du plomb… Que sais-je. En tout cas, il dénigre le monde du jouet. Son loisir est sérieux, il n’est pas un enfant poussant des petits soldats, il est un général menant son ost sur le champ de bataille !
Feu AT-43 a d’ailleurs essuyé nombres de critiques sur cette mode, à cause de son pré-peint. Horreur ! Une armée déjà peinte ! Mieux vaut encore du soldat couleur plastique mal collé qu’une abomination telle que celle-ci ! Déjà peint ? Mais c’est un jouet !

Ceci est donc un jouet. Ah. Bon.

Tout cela… Pour dire que le milieu du jouet et celui de la figurine ont quelques frictions qui semblent irrécupérables.
Pourtant, le lien peut aisément se faire. La figurine n’est guère éloignée du traditionnel set de figurines de soldats en plastiques. Un modèle d’un loisir peut facilement passer sur l’autre… Combien de créateurs de décors utilisent des voitures prises en magasin de jouet ? Combien ont utilisé pour faire un bâtiment, une route, un modèle récupéré des jouets de leur enfance ? Et a contrario, combien de gamins pour piquer les figurines de leurs parents et faire semblant de combattre avec ?

Certains jouets se rapprochent plus de notre loisir que d’autre. Deux marques phares émergent du lot, deux marques très prisées, par ailleurs, du public français : Playmobile et Lego.
Playmobile, bien sur, pour son aspect « poupée pour garçon », avec ses nombreux accessoires et ses figurines de toute les époques. Ce n’est pas pour rien que ce célèbre jouet à inspiré les concepteurs de règles amateurs, qui sont nombreux à proposer des systèmes maison pour utiliser figurines et décors de la marque européenne. L’extrême modularité des modèles aide grandement à se constituer de – superbes – armées très variées. 

 Mon Dieu ! Un jouet !

Lego, quand à lui, se démarque par la facilité de construction des décors et atmosphères propre au jeu. La chose est simple : on peut tout construire, ou presque, avec la petite brique danoise. Les amateurs de Lego proposent régulièrement de superbes dioramas qui, en un sens, n’ont guère à envier aux productions de peintres sur figurines ou concepteurs de décors reconnus. Certes l’aspect peinture est inexistant (et cela peut vite être un désavantage) mais l’imagination déployée pour utiliser les briques, détourner certaines pièces et renouveler les techniques de construction force l’admiration.
Si Lego attire moins les concepteurs de règles, on notera quelques exemples plaisant dont le sympathique Strike Frame Zero, proposant des affrontements de méchas aux couleurs variées. Les règles – en anglais et totalement gratuites – proposent même des instructions de montage afin de recréer les différents robots utilisés dans le jeu. 

Je trouve ça extrêmement chouette, pour ma part.

Bref, les liens entre jeux et jouets sont plus étroits que les amateurs de ces loisirs ne veulent bien le reconnaitre. C’est pourtant une excellente chose, propre à stimuler la créativité indispensable à notre loisir. Il serait grand temps que certains s’en rendent compte.

samedi 13 avril 2013

[KS] Arena Rex

Arena Rex, un nom qui ne parle sans doute pas beaucoup à la plupart d'entre vous et qui, pourtant, devrait tant les figurines de cette production promettent du lourd.
Arena Rex, donc, est un jeu proposant de mettre en scène des combat de gladiateurs (à partir de trois par camp) au milieu des arènes romaines. L'action prend place dans un antiquité uchronique, avec ce qu'il faut de déviation et de magie bizarre.

Urbicus, de la Legio Magnus
 
L'ambiance graphique est assez alléchante et niveau sculpture, les quelques figurines présentées sont de toute beauté. Quand on voit la brochette de sculpteurs regroupés pour ce jeu, ceci dit, il ne pouvait guère en être autrement. Jugez plutôt : Sébastien Archer, Valentin "Ammon" Zak, MIKH...
Je suis profondément amoureux du travail de certains de ces sculpteurs et les voir œuvrer ensemble sur une nouvelle gamme ne peut que me réjouir.

Urbicus, sculpté par Valentin Zak

Difficile de parler plus avant du jeu lui-même, mais quelques extraits en ont été dévoilé. Pour autant, il semblerait que ce soit un jeu d'escarmouche nerveux basé sur des actions assez rapides en activation alternées. Les personnages peuvent agir à leur tour et réagir durant celui de l'adversaire, ce qui garantira sans doute d'éviter les phases d'ennui à attendre que l'opposant joue son personnage. Ce système d'action/réaction très en vogue dans les jeux d'escarmouche actuels (Eden, Infinity...) est souvent synonyme de dynamisme. Le jeu semble aussi gérer une forme d'épuisement (plus la figurine agit, plus elle se fatigue) déterminant si une figurine peut agir ou non.
Niveau combat, on est sur du D6 multiples : attaquer demande à l'ancer autant de dés que le score d'attaque, défendre demande la même chose avec le score de défense. Un jet est réussit sur 4+ et si l'attaquant à plus de succès que le défenseur, il passe son coup. On compare alors les dés surnuméraires avec l'arbre de dégât inscrit sur l'attaque, du haut vers le bas, et on applique les effets : point de dégâts, mouvement supplémentaire, etc.
Personnellement, j'aime beaucoup cette idée de dégât fluctuant selon un arbre : plus on réussit, plus on fait de dégâts, bien sur, mais également, plus on a le choix dans ces dégâts : ainsi, une figurine peut choisir de faire moins de blessure mais de bouger pour se mettre hors de porté, en action de résolution de combat, si son arbre le permet. Celà semble très graphique, comme idée, les affrontements vont avoir quelque chose de la BD ou du film assez aisément.

Un exemple avec le gladiateur Iason. Ici, par exemple, si Iason passe trois réussites surnuméraires à son attaque, il fera soit 4 (2+2) dégâts et pourra se repositionner de 3 pouces, soit il fera 2 de dégâts, pourra repousser son, adversaire d'un pouce et se repositionner de trois.

Le jeu se déroulant en arène, il est également possible de gagner les faveurs du public pour générer des situations avantageuse pour son gladiateur. Un point intéressant c'est qu'un gladiateur peut, entre autre, gagner de la faveur en étant blessé, la jauge de PV et celle de faveur étant la même. Logique : un gladiateur en sang poussant ses limites pour le plaisir des spectateurs ne peut qu'en récolter l'approbation !
Un animal blessé est toujours plus dangereux... En tout cas, le système garantira sans doute des affrontements intéressant même avec des gladiateurs aux portes de la mort.

Un petit comparatif de tailles.

Quatre factions sont actuellement dévoilées :
Ludus Magnus : Les gladiateurs formés à Rome. Ceux qui semblent avoir les faveurs du public.
Legio XIII : Des gladiateurs gallo-romain... La première faction gallo-romaine, plus romaine que gauloise.
The Morituri : Des gladiateurs d'inspiration égyptienne, qui semblent y voir une signification religieuse et sacré.
The Blood Brothers : La seconde faction gallo-romaine, plus gauloise que romaine. L'inspiration nordique y est assez clair.

Sculpture en cours pour Otho, par MIKH.

Je ne sais si c'est l'amateur d'historie antique en moi qui parle, ou si le thème me parle juste tout particulièrement, mais j'ai été accroché par cette gamme dès que j'ai posé les yeux sur le kickstater. C'edst graphiquement très intéressant, ça promet d'être exceptionnel niveau sculpture et le jeu lui-même est très alléchant, des poreviews qui en ont été données.
Bien sur, ce n'est pas un KS ou les cadeaux donnent dans la folie furieuse et les figurines promettent d'être assez honteuse. On est là dans une gamme de prix à la Kingdom Death. Ceci dit, la qualité promise de sculpture vaut largement ce prix. Quand on voit que certaines gammes proposent moins bien pour plus cher et se vendent quand même...

Le KS se terminant samedi 21 avril à 10h du matin, je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un petit tour dessus et, qui sait, vous laisser tenter par un petit pledge de derrière les fagots. J'ai personnellement mis bien plus pour des figurines qui m'intéressait moins, donc il est très probable que je me laisserait tenter par un Ludus Magnus assortir du mahnifique "Septimus and Nero", pour 130$ fdpIn le tout, soit un petit 100€. Pour 7 figurines (dont l'exclus KS offerte) de cette qualité promise, c'est très loin d'être une mauvaise affaire.

Je vous laisse donc avec le lien vers le KS.
"Ave Caesar ! Morituri te saluta"

http://www.kickstarter.com/projects/1596689756/arena-rex-gladiator-combat-in-a-mythic-age-0

Septimus et Nero, 800kg de finesses enragée.