dimanche 23 juin 2013

[Figurines] EDEN

Il y a quelques temps – début de l’année pour être précis – Eden finançais l’arrivée de son livre de règle « en dur » via une campagne Indiegogo qui avait, mine de rien, débloqué un peu plus de 45 000€, une belle somme pour un jeu français qui, s’il monte en puissance, n’en reste pas moins un jeu de second plan sur un marché de niche.

A cette occasion, divers goodies plutôt sympathiques avaient été débloqués, entre autres décors en résine et figurines exclusives pastichant un peu notre culture post-apocalyptique. Ce sont ces dernières qui retiennent mon attention.

J’ai en effet eu l’occasion de participer à la campagne et d’y acquérir quatre figurines du Convois exclusive à celle-ci, qui ressortiront sous d’autres sculptures, plus « régulière » cette année pour le jeu. Deux de ces figurines, Shériff/Rick et Bastonne sont inspirée par la série Walking Dead. La troisième, Doc Legend, est une retranscription de Will Smith dans « Je suis une Légende » (Figurine ressortie depuis sous l’appellation « Her Doktor ») La dernière étant sans doute l’un des personnages les plus emblématique du post-apo, à savoir Max du film Mad Max, sous l’appellation Marshall.

Quatre figurines, donc, au design très inspiré et à la sculpture très fine que j’ai reçus ce début d’année.

Rick, échappé de Walking Dead.

Premier constat : c’est fin. Second : c’est fragile. Et troisième, plus désagréable : c’est bourré de bulles de moulages. Et pour le coup, j’aurais du faire plus attention. Si Rick est très bien, si Bastonne n’a guère de problème (si ce n’est la casse, du à des katanas monstrueusement fragiles), Doc a quasiment perdu une main et Marshall avait, outre la casse, le bas du visage défiguré. Pour ce dernier, ça va encore : le problème a été signalé et la figurine remplacé très rapidement. Pour Doc, malheureusement, je n’ai vu le problème que très récemment. Le défaut se voit peut, si l’on ne le cherche pas, mais c’est gênant malgré tout.

Si l’on passe sur ces quelques défauts, c’est du beau matériel qui a pourtant attendu près de quatre mois sur mon bureau après mon bon vouloir. Simple question de motivation… J’avais beau les trouver chouette, je n’étais en aucun cas motivé à les mettre en couleurs. 

 Bastonne, également inspirée de Walking Dead.

Et puis ça m’a pris. Comme ça, brusquement.

Bref, un peu plus d’une semaine plus tard, les quatre chevaliers de l’apocalypse étaient peint et, chose plus incroyable encore me connaissant, étaient soclé. Bien sur, ça reste assez simple – le but est d’être efficace avant tout – mais ça fait plaisir. 

 Doc Legend, "Je suis une Légende". 
Le modèle possède normalement deux sabres que j'ai supprimé, n'en étant pas très fan.

L’expérience m’a d’ailleurs tellement plus que j’ai entamé à la suite une figurine du Convoi qui me faisait de l’œil depuis longtemps, à savoir le psychopathe Georg, peint et soclé en moins d’une semaine, pourtant professionnellement très chargée. Le principal avantage de l’été pour un peintre, finalement, c’est de pouvoir travailler plus longtemps à la lumière naturelle. 

Et pour la suite ?
J’ai bien l’intention d’agrandir cette petite bande du Convoi, d’autant qu’il y a quelques figurines qui me bottent bien dans cette faction. Luther le prêcheur, Wilhem l’Ecossais ou Franz me titille le pinceau depuis quelques temps déjà. 

 Marshall, le "Mad Max".

De plus, il faut bien reconnaître que la gamme est très agréable à peindre, avec des belles sculptures et des petits détails bien sympathique dans une ambiance tout à fait intéressante. Qui plus est, le jeu est bon et son format encourage, outre de jouer tout en peinture (à 100 points, trois, quatre voir cinq figurines, ce n’est pas la mort à peindre!), à créer de superbes tables au format proposé (60*60cm) semi modulables, quitte à multiplier les tables faites plutôt que les décors seuls.

En tout cas, voilà un univers qui me donne pas mal d’envies en terme de modélisme.

 Georg, 120kg de finesse

vendredi 7 juin 2013

[Kickstarter] The toughest girls of the galaxy


 http://www.kickstarter.com/projects/loudnraging/raging-heroes-the-toughest-girls-of-the-galaxy

ENCORE un Kickstarter ?
Et bien… Oui. J’avoue. Encore un. Celui-ci est propose par la société français Raging Heroes qui propose, depuis quelques années, une sélection de sculpture réalisée via logiciel 3D ma foi fort sympathique. Les premières créations ont imposés un style vraiment propre, notamment avec des volumes très amples, et l qualité de l’ensemble a fait le reste.

De puis, Raging Heroes envisage de monter plus haut, et c’est là qu’intervient ce premier Kickstarter. Oui, premier, car deux autres sont prévus selon le succès de celui-ci : l’un pour une armée Elfes Noirs, l’autre pour une sélection de combattante/nonnes de l’espace.

Pour l’heure, ce sont les femmes les plus teigneuses de la galaxie qui sont sur le devant de la scène. Première armée « complète » produite par Raging Heroes, celle-ci doit l’aider à placer sa production dans une perspective de plus grande envergure. Et autant dire que ça démarre fort. Les teigneuses sont un regroupement de trois armées de donzelles à fort caractère.


En premier lieu, les Jailbirds. Une armée de Rambo à poitrine arrondie, au look de survivantes bien prononcée. On sent les filles à qui ont ne la raconte pas, cigare aux lèvres, biceps saillants et gros flingues prêt à cracher la mort ; les amateurs de films de guerriers solitaire ou de troupe de GI dans la plus pur tradition du film d’action américain seront aux anges. D’un point de vue historique, il s’agit d’une bande de criminelle envoyée au combat sous les ordres de l’armée « régulière » des sœurs Kuranova – gros succès en terme de vente de Raging Heroes. 


Ensuite, on retrouve les brigades sous les ordres des Kuranova. Le design est plus classique, rappelant les GI de l’espace que l’on peut retrouver dans des films comme Starship Troopers. Si les Jailbirds sont (ne nous leurrons pas) de parfait catachan féminins, ces nouvelles troupes complèterons, elles, aisément les armées de la Garde Impériale façon Cadien.Les concepts sont juste superbe, avec quelques envolée (la Conseillère !) de très, très haut niveau qui donne envies de signer sans même réfléchir. A cela s’ajoute une forte dose de shamanisme (on nous fait miroiter des loups et des ours garous !) qui achève de donner une belle personnalité à cette faction.

« Shut up and take my money », comme qui dirait.


Enfin, il reste l’Iron Army, la troisième faction, un mélange de prussien de la fin XIXe et de nécromanciens égyptiens. Gros mélange dans cette armée à l’identité visuelle impeccable, dont on imagine sans peine les hordes silencieuses soutenues par une masse de techno zombies réanimés par un mysticisme impie. C’est pour l’heure cette faction qui, outre proposer la figurine exclusive de ce Kickstarter, nous offre également le personnage que je considère comme étant le plus impressionnant présenté : une prêtresse bardée de tentacules métallique, parfaite incarnation de la mort. Concept comme sculpture 3D sont impeccable et promette une figurine hors norme.

La mayonnaise était montée depuis longtemps. Le Kickstarter à mis longtemps à démarre, Raging Heroes voulant quelque chose d’impeccable pour contenter au mieux les fans. Autant dire que les figurinistes étaient sous pression et que le début de la campagne a été un succès retentissant. La somme demandée était de 12 000$, le projet a été financé en trente secondes. Une heure après, 100 000$ étaient rassemblé. Les 300 000 étaient atteint au bout de deux jours. Le début a été à un tel point que l’équipe s’est retrouvée dépassée par son succès, les paliers explosés avant même d’être mis en ligne. On comprend aisément que leurs nuits risquent d’être très courtes pour le mois à venir.

Il faut bien le dire… le succès n’a rien de surprenant. Sa violence, peut être, mais sinon… Une série de belles poupées bien roulées avec option gros flingues et badasserie de série ? Il était sur que ça se vendrait. On pourra traiter le joueur moyen de macho ou de frustré… Peut-être qu’il l’est, qui sait.

Ce qui est vrai, en tous cas, c’est que le joueur moyen, dont je fais amplement partit, aime aligner sur la table du beau matériel. Là, on nous présente des concepts superbes, pleins de personnalités. Des mises en 3D très alléchante. Une ligne déjà existante de figurines de très bonne qualité. La promesse d’une modularité des troupes immense. Comment ne pas craquer ?


Oui, j’aime aligner de jolies filles sur la table. Mon envie fonctionne avant tout à la classe d’un modèle, à la façon dont il me « parle ». C’est en ça que j’adore une figurine comme Georg pour Eden ou les Dai-Bakemono de chez Rackham. C’est pour ça que j’ai envie de récupérer et peindre ce que nous propose Raging Heroes. Une jolie fille, ça me parle. Qui plus est, les concepts font dans le bad ass plus que dans le vulgaire. Bien sur que les Jailbirds mettent de la chair à nue… Qui imaginerait Rambo autrement qu’en débardeur ? Et si l’on excepte les poses quelque peu évocatrice de certains figurines de troupe (avec un style très pin-up qui me plait beaucoup), c’est la classe qui prévaut toujours et jamais la vulgarité. Un phénomène qui se fait rare dans la production figurinistique, ces derniers temps.

On peut faire de la jolie fille bien roulée sans tomber dans le string de mailles. C’est ce que nous prouve les concepts dévoilés par Raging Heroes en ce début de campagne. Leur succès est mérité et je souhaite que la campagne leur soit fructueuse, pour leur permettre d’agrandir leurs productions comme ils le désirent. 


J’espère surtout qu’ils ne se feront pas déborder par le succès. La boite affirme être prête, tant pour la conception que pour la production, et je souhaite que ça soit le cas. Quand on voit le fiasco qu’on été les Kicstarters d’autres boites (qui, après un an d’attente, n’ont toujours pas honoré leurs engagements), on ne peut que souhaite que Raging Heroes évite cet écueil.

Pour ma part, j’ai entièrement confiance en eux, et je ne manquerais pas d’acquérir quelques une des figurines proposées. Depuis le temps que je me tâte à ajouter une branche de la Garde Impériale comme alliés à mes Dark Angels…

 Les filles les plus teigneuses de la galaxie recrutent ! TOI ! Engages-toi !

samedi 18 mai 2013

[Kickstarter] Robotech

http://www.kickstarter.com/projects/rrpgt/robotech-rpg-tacticstm

Robotech est un nom qui doit évoquer de vieux souvenirs à certains d’entre vous. Adaptation américaine de - l’excellent - série japonaise Macross, Robotech met en scène un conflit à l’échelle spatiale entre la terre et la race Zentradienne, sur fond de chansons, de triangle amoureux de robots géants et de choc des cultures.
J’ai personnellement été fasciné par cette série (découverte avec Robotech et revue par la suite avec l’édition remastérisée et retraduite Macross), particulièrement riche dans le choix de ses thèmes. A l’image de Gundam, sortie à la même période, la série se séparait des séries de robots en vogue à ce moment (dont le représentant le plus connu de par chez nous reste sans doute Grendizer/Goldorak) pour ne faire du robot qu’un outil, presque annexe devant les thèmes abordés par la série.
Macross met en effet en scène un adolescent pris dans le tourment de la guerre et son évolution, suite à son enrôlement, au fur et à mesure des conflits. Cette évolution est habilement mise en scène par la mise en avant de plusieurs triangles amoureux dont il fait partie, et particulièrement par le décalage de plus en plus grand que l’on ressent dans sa relation avec la jeune chanteuse Lynn Minmey.
Le tout s’accompagnait d’une réflexion sur la guerre, la propagande et la rencontre entre deux cultures qui restent, 25 ans après, des thèmes forts et douloureusement d’actualité. (A une époque ou, d’ailleurs, la guerre reprend un visage positif dans les séries japonaises alors même que celle-ci était présentée de façon plutôt négative dans Gundam ou Macross.) 


Une série, donc, toujours aussi intéressante malgré une animation qui a beaucoup vieillie. Pourquoi en parler ? Parce que Robotech est désormais à porté de main pour nous, figurinistes, dans un format 10mm fort alléchant.
En effet, nous somme actuellement dans les derniers jours pour le Kickstarter concernant ce jeu, qui a déjà rassemblé plus de 900K$ à l’heure actuelle. Le jeu propose de nous mettre aux commande d’une force terrienne ou zentradienne (Et apparemment d’une troisième dont je ne dévoilerais rien pour ceux n’ayant vu la série) pour la simulation de bataille, depuis l’escarmouche jusqu’aux affrontements de grandes envergures.
D’abord assez avare en unité, le KS propose désormais nombre de figurines, que cela soit dans les offres de base ou dans les indispensables add-on payant qui ajoutent des unités tels que le soldat zentradien, le Valkyrie blindé ou les différentes versions d’armures de soutiens pour l’une et l’autre faction. A cela s’ajoutent quatre personnages (deux de chaque camp) emblématiques exclusifs, comme on pouvait s’y attendre, à ce Kickstarter. 


Comme souvent également, l’offre la plus intéressant est à 140$ (Battlecry) de par le nombre assez incroyable de figurines offertes en plus de l’offre de base. De quoi simuler de belles bataille, sachant que les paliers à débloquer semblent encore nombreux (étant dévoilé à l’avance, l’intérêt reste constant pour les éventuels intéressés). Et comme presque toujours, l’Europe doit supporter des frais de port supplémentaire (30$ pour un Battlecry) toujours attristant pour ceux voulant profiter à fond de l’offre proposée.
Vous l’aurez aisément compris, je suis particulièrement attiré par ce Kickstarter. Si l’offre n’a pas l’originalité – à mon sens – d’un Arena Rex, elle offre le mérite de titiller le fan de méchas japonais qui sommeille en moi. Qui plus est, les figurines proposées promettent, pour celles déjà dévoilées, d’être de belles factures et d’une taille plutôt impressionnante à la vue du format de jeu. (40mm pour un Valkyrie en mode robot, près de 60mm pour un pod zentradien !), ce que al charte de taille mise à disposition par la société créatrice montre plutôt bien.
Ce jeu aura, de plus, le mérite de pousser à créer des décors dans des formats différents, ce qui ne fait jamais de mal, qui pourront sans doute resservir sur d’autres jeux à un format proche. Autant de choses qui promettent de belles parties sur de belles tables de jeu. 


jeudi 16 mai 2013

De la participation collective, une réflexion sur le crowfunding.

Et je vous illustre ça avec un KS à venir, en plus...


Kickstarter, Indiegogo… Des termes qui doivent aisément parler aux figurinistes et fan de jeux de plateaux que vous êtes. Le phénomène est devenu aujourd’hui incontournable, et chaque jeu qui se lance se fend de son petit évènement de collecte pour financer son produit.

L’idée est bonne, et dans l’air du temps. Un particulier, une boite, lance son projet via une plateforme pour réunir le financement nécessaire au lancement de son produit. Si un certain seuil demandé est atteint, le projet est financé. S’il ne l’est pas, et bien… Ciao !

En ces temps où l’on nous rebat les oreilles sur le thème de la crise économique, ce système est un bon moyen de s’assurer de lancer un projet qui va fonctionner. Une sorte de prévente avant la conception du produit, en somme.

Le récemment terminé de financé Kensei.

Ce système a permit le financement de petites gammes ma foi fort sympathique. Combien de gammes réduites de figurines (ensemble de gobelins pirates, champions nains, gladiateurs, peuplades d’Amérique du sud, petit jeu steampunk, etc.) n’auraient jamais vu le jour sans cela ? J’ai même eu l’occasion de voir passer une gamme de velociraptors commandos de l’espace (en armures, avec fusils d’assaut et à motos, s’il vous plait !) en format 6mm ! Dur de lancer de telles gammes sans être assuré que les achats suivent derrière.

Seulement, force est de constater que le système s’est perverti avec le temps. Kickstarter est devenus le meilleur représentant de ce problème. Ce qui, à la base, devait permettre à des acteurs naissant de se lancer sans trop de gros risques est devenu avant tout une plateforme de prévente ou les gros acteurs rivalisent de paliers offrant toujours plus de chose.

Là ou, par exemple, un jeu comme Arena Rex proposait, une fois son financement atteint, divers paliers permettant d’augmenter la diversité de l’offre (plus de gladiateurs différents, en somme), un rouleau compresseur comme Reaper ou Guillotine Game (soutenu par CoolMinis, rappelons-le) va surenchérir dans l’offre de matériel supplémentaire et, ne l’oublions pas, gratuit. 

Warpath, de Mantic. Un auteur qui a multiplié les KS alléchants ces derniers temps.

Zombicide est un excellent exemple. Le premier Kickstarter du jeu a été un énorme succès (plus de 700K dollars réunis) proposant un jeu d’excellente facture avec une belle somme de goodies. Soit. La boite était jeune, et même s’il y avait du beau nom, et un gros soutient derrière, la démarche est sensée. Fort de son succès, GG a choisit de lancer la version 2 de son jeu de la même façon… Avec l’immense succès que l’on connaît : plus de deux millions ont été réunis et l’offre est indécente tant les gooddies offerts sont nombreux (et quand on voit le prix auquel s’arrachent les survivant de la saison 1 sur Ebay…).

C’est là que, personnellement, je suis gêné. Zombicide saison 2 était un succès assuré. Cela s’est d’ailleurs vu sur les premiers paliers, peu aguichant. Le jeu était assuré de toucher un public important et ne mérite clairement pas un statut d’outsider sortit de nul part. Et de là (et par extrapolation, pour tout KS de ce type), j’estime que le système est perverti, avec deux conséquences importantes.

La première est une évidence : les attentes lors d’un KS sont de plus en plus importante. Combien de fois ais-je pu lire « Mouais, les paliers sont pas terribles » pour un produits issus d’un petit éditeur ? La multiplication des gros lancements cache terriblement les plus petits. Un Kickstarter nécessite de donner du bonus à tous va pour être reconnus… Ce qu’une petite boite qui se lance ne peut, évidement, pas se permettre. Notre échelle de jugement est ainsi faussée : on attend, et c’est bien logique, d’avoir de nombreux cadeaux offerts (les paliers payants étant nettement moins sexy) pour avoir la sensation « d’en avoir pour son argent ». Le comparatif se fait ainsi entre gros et petit KS là ou il devrait se faire entre KS et prix du marché pour un produit similaire.

Arena Rex, mon petit chouchou de ces derniers mois.

La seconde conséquence découle de la multiplication des KS. Quasiment tous les jeux se lancent par ce biais, désormais. Pour une petite boite, pas de soucis. Pour une grosse, une conséquence perverse peut naître du financement : l’exclusivité au KS.

On le sait, la figurine est un marché de niche. Les ressources y sont limitées, et avec la multiplication des offres, les clients doivent de plus en plus cibler leurs achats. De ça découle le risque de n’avoir qu’une seule édition d‘un jeu : celle sur KS. Une fois ce financement passé, plus besoin d’édition : le cœur de cible étant touché, refinancer une impression représenterait un gros risque.

Le risque n’est ni isolé, ni anodin. D’énorme succès (Last Day on Earth en premier lieu) ont « souffert » de ce phénomène : un succès monstrueux mais une seule édition du jeu, sans réédition possible, car celle-ci représenterais un risque financier. D’où une grosse frustration pour ceux n’ayant pu acquérir le précieux produit. 

Robotech, un déjà très gros succès...

Sur KS, le phénomène fait boule de neige : « J’ai raté ce KS, je ne vais pas me faire avoir pour celui-ci ». Et le risque est énorme, non pas pour les éditeurs, mais pour les revendeurs. Pensez à nos boutiques. Oui, nos petites boutiques de passionnés, déjà mis à mal par la vente en ligne via de grosses plateformes aux prix très compétitifs. J’évoquais Zombicide saison 2, qui a été beaucoup suivit par les fans français. Combien de ventes potentielles du jeu traduit en français ont été avortées suite à la participation au KS par des acheteurs français ?

Le risque étant de ne purement et simplement jamais voir le jeu arriver traduit de part chez nous – un phénomène amplifié par le nombre de traductions amateurs totalement gratuites que l’on peut trouver de par le net. Nombreux sont les jeux touchés par ce problème, par ailleurs. (Relic Knight est traduit avant même sa sortie, Super Dongeon Explore, Dwarf King Hold l’ont été également, rapidement et avec un beau niveau.)

En somme, je reste très mitigé sur le phénomène du financement participatif. Je crains que la multiplication des produits lancés par ce biais n’ait un effet pervers sur nos passions, en ce sens qu’il introduit une échelle de valeur assez distordues, qui risque bien d’handicaper fortement la production à venir. Bien sur, j’espère de tout cœur me tromper sur ce point.

Tablescape par Secret Wapon : une idée excellente pour de belles tables de jeu,soit dit en passant.

jeudi 2 mai 2013

[Dust] Quelques figurines

Je parlais de Dust récement, voilà l'occasion de vous montrer que j'ai franchis le pas. Pour l'heure, j'ai décidé d'acheter les unités sans trop me poser la question de leur rentabilité, et de les peindre sans attendre. Pas de nouvel achat tant que le précédent n'est pas achevé ! Voilà qui devrait me motiver tout en freinant un minimum ma boulimie habituelle.

Deux unités sont passées sous le pinceau, en profitant des soirées. Pas plus de quatre à cinq heures par unités, ce qui est tout à fait raisonnable pour du jeu et suffisamment rapide pour me contenter. Comme vous l'aurez noté, j'ai décidé de me mettre au service de l'Axe. Le SSU étant tentant, mais bon... Zombies nazis et singes cybernétiques, quoi !


Une unité de zombies.


Et une unité de grenadiers.

Restera les socles à faire, mais n'ayant pour l'heure pas d'idée de ce que je vais coller dessus, ça attendra. Ce n'est de toute façon pas ce qui me préoccupe le plus.

dimanche 21 avril 2013

[Warhammer] Retour des Hauts Elfes

Les Hauts Elfes reviennent à Battle, et  le moins que l'on puisse dire, c'est que la ménagerie ne semble pas prête de cesser de s'agrandir ! La race la plus "hight fantasy" de l'univers de battle (et la plus bling bling, assurément) s'est en effet fait un petit lifting pour repointer le bout de ses oreilles pointues sur les tables de jeu.

Et il y a du lourd... Dans de nombreux sens du terme.



Nous avions les chars tirés par des lions blancs, nous avons désormais ceux tiré par des aigles géants, façon barque elfique volante. A chacun de juger, mais le concept ne m'emballe guère. La barque est, en revanche, assez jolie par elle-même.




L'autre grosse nouveauté annoncée est le phoenix, qui porte la flamme glaciale ou brulante selon les tendances. La bestiole semble vraisemblablement être une possible monture pour un seigneur elfe (ou un personnage spécial, peut-être ?) et accompagnera les dragons assez aisément, m'est avis.
Là encore, on aime ou non le kitsh de la chose. Pour ma part, ça colle aux hauts elfes, je trouve.


Nouvelles unités. N'étant pas un grand fan de hauts elfes, je n'ai pas la moindre idée de ce que peuvent être ces combattants. Ceci dit, je trouve l'ambiance qui s'en dégage assez chouette. Je dirais... Gardes maritimes et une nouvelle unité, façon vierges guerrières, peut-être ?
(EDIT : après sortie du LA, il s'agit en fait d'une double boite Guerriers fantômes/Soeurs d'Avelorn. Un kit que j'aime beaucoup, après l’avoir vu de prêt.)




Deux figurines génériques, je suppose. Une nouvelle grande bannière, à mon avis, et... Là, comme ça, je dirais une membre de la garde d'élite de la reine, étant donné que celle-ci semble faire son retour dans cette nouvelle version du livre d'armée. Encore une fois, je trouve cette figurine plutôt plaisante, assez fine et bling bling sans en être lourdingue.




Enfin, deux personnages spéciaux. Vraisemblablement, une nouvelle version de Teclys (ou Tyrion ? Je ne sais jamais qui est qui) que je trouve assez fade dans ce trip "je court avec mon armure de samouraï fantastiquisée en faisant un kamehameha". L'autre est sans nul doute la reine Arielle, qui à l'air aussi tarte que la sirène du même nom, d'ailleurs. L'idée est sympa, mais la figurine ne me plait guère... La mise en peinture doit jouer pas mal, ceci dit.
Bah, c'est du failcast, donc si on doit s'en passer, tant mieux.
(EDIT : Il s'avère que la première figurine n'est qu'un mage générique plastique.)

samedi 20 avril 2013

[Aperçus] Dust Tactic


AT-43 est mort (et je me fendrais sans doute prochainement d’un petit article sur ce jeu excellent) mais son essence survie. DUST est l’excellent exemple de ce que peut donner un jeu à la fois pulp et uchronique doté d’une base solide. 

Il faut savoir que les deux jeux sont, à la base, né d’un même projet. Des designs de Paollo Parentes pour un jeu uchronique situé à l’époque de la seconde guerre mondiale, comportant marcheurs de combat et belles poulettes courtement vêtues. De là, Rackham fit son choix d’en tirer un jeu de science fiction… Et Parentes conserva l’idée originale dans un recoin de son esprit pour créer son propre studio et développer ce qui est devenu ensuite Dust Tactic. 

Dust, donc, est un jeu situé dans l’année 1947. La seconde guerre mondiale continue, autour de trois blocs mondiaux : les Alliés, l’Axe et le SSU (les communistes, quoi). Hitler a été assassiné mais l’Allemagne a confirmé sa puissance avec la découverte de vestiges extraterrestres en antarctique, ayant permis le développement de nouvelles technologies tels que les marcheurs de combat, les zombies et même… des singes de combat géants et des surhommes. Une belle foire enveloppée dans un design rétro efficace à souhait.


Au niveau du jeu lui-même, on se retrouve avec quelque chose entre le jeu de plateau et le jeu de figurine. Le terrain est figuré par des dalles cartonnées divisées en cases entre lesquelles le joueur fait évoluer ses unités. Celles-ci sont de tailles modestes (trois à six figurines piétonnes dans les meilleurs des cas, ou un marcheur), ce qui fait que le joueur n’a besoin, au final, que d’assez peu de figurines pour jouer (quelques escouades et deux blindés forment un bon départ), un bonheur pour les peintres les plus lents – dont je fais partis. Double bonheur, d’ailleurs, pour les non peintres qui pourront acquérir, moyennant un surcoût non négligeable, les figurines sous la forme d’une peinture usine de grande qualité. 

Le jeu lui-même est assez dynamique, en activation alternée. Chaque unité dispose de deux points d’action pour bouger et/ou tirer, en tenant compte des lignes de vue et des portées d’arme. A cela s’ajoute différentes compétences, comme la possibilité de se mouvoir plus vite ou d’attaquer gratuitement après un mouvement. Simple mais pas simpliste, on pourra cependant regretter le manque de possibilité de réagir aux mouvements et attaques adverse. La possibilité existe, mais elle est particulièrement dangereuse, environs deux chance sur trois de ne rien pouvoir faire du tour avec l’unité en question.


Ajoutions, enfin, que l’avenir du jeu semble pour l’instant assuré. On entend parler d’alien en 5e faction (les Vrills dont découlent la technologie du jeu), ce qui est assez alléchant en soi. Cinquième ? Alors que trois factions sont sorties ? Et oui… Car on ne sait actuellement rien de la quatrième faction. Des rumeurs ont courus sur le Japon, qui restera sans doute une sous-faction de l’Axe mais aussi sur une agence type multi corporation internationale, bien dans la veine des films d’espionnages des années 50. L’équipe créatrice aime à ménager le secret autour de ses sorties.

Autant le dire, tout cela risque de durer encore quelques années, et c’est tant mieux.